Le ton est direct. Aziz Akhannouch écarte l’idée d’un État social bâti sur de simples promesses. « Cela exige une économie solide », insiste le chef du gouvernement lors d’une rencontre avec la presse. Il revendique une approche fondée sur l’équilibre entre impératif social et stabilité macroéconomique.
Dans cette logique, le Maroc évolue, selon lui, dans un cadre de coopération étroite avec des institutions internationales telles que le Fonds monétaire international et la Banque mondiale. Un positionnement qui impose, dit-il, le maintien d’indicateurs rassurants pour préserver la confiance des investisseurs et garantir l’accès au financement.
Une réponse à la polémique sur le bilan
Interpellé sur la controverse liée à la présentation du bilan gouvernemental, Akhannouch défend sa méthode. Il souligne avoir choisi d’ouvrir un débat public, permettant aux citoyens de s’approprier les données et d’exprimer leurs avis.
Le chef de l’exécutif n’élude pas les comparaisons. Il rappelle que le gouvernement de Abdelilah Benkirane n’avait pas présenté de bilan, faute de cohésion, tandis que celui de Saad Eddine El Othmani l’avait fait en fin de mandat. Une manière de justifier une démarche qu’il veut plus structurée et plus transparente.
Une action sous contrainte dès 2021
Arrivé en octobre 2021, l’exécutif affirme avoir pris ses fonctions dans un contexte tendu. La sortie progressive de la crise liée au COVID-19, les perturbations des chaînes d’approvisionnement et la hausse des coûts ont pesé sur l’économie nationale.
Face à cette conjoncture, Akhannouch revendique un choix clair : agir sans attendre. Le gouvernement dit avoir maintenu ses engagements budgétaires, en injectant des ressources pour soutenir l’économie, plutôt que de réduire la dépense publique.
Soutien à l’économie et relance des secteurs clés
L’exécutif met en avant plusieurs leviers. Soutien aux entreprises fragilisées, relance des projets à l’arrêt, appui au tourisme et à l’hôtellerie, ainsi que dynamisation du transport aérien, notamment via l’ouverture aux compagnies à bas coût.
Le gouvernement affirme également avoir assuré la continuité des services essentiels et accéléré des chantiers prioritaires, comme les projets de transfert d’eau. Des mesures qui, selon Akhannouch, ont permis une reprise progressive et une amélioration des recettes fiscales.
Au-delà du bilan, le chef du gouvernement appelle les partis et les ministres à animer le débat public. L’objectif est d’installer une nouvelle dynamique politique à l’approche des échéances électorales prévues après l’été.


